Henri Rochefort. Les aventures de ma vie en  cinq volumes.

Henri Rochefort en quelques mots

 

 

 

« Au lieu de dire à celui que j’essayais de renverser : "Ôte-toi de là, que je m’y mette", j’ai toute ma vie pratiqué cette autre maxime : "Ôte-toi de là, que je ne m’y mette pas ! »

C’est en ces termes que Henri Rochefort termine la préface de ses mémoires qu’il a intitulés : Les Aventures de ma vie.

Le carriérisme n’a en effet jamais été le moteur de cette vie-là. Son unique ambition se limitait seulement à tenter de renverser les différents régimes qu’il connût. Il le fit avec talent.

Lycéen exalté à Saint-Louis, il désertait déjà sa pension pour aller grossir la foule des émeutiers qui contraignirent Louis-Philippe à abdiquer. Ami de Victor Hugo, qu’il ira rejoindre en exil, il fut l’un des plus virulents pamphlétaires qui s’opposèrent à Napoléon III. Quant à la IIIe République, elle l’enverra en déportation en Nouvelle-Calédonie, après l’avoir fait transiter par les prisons de l’Île d’Oléron, de l’Île de Ré et à Fort Boyard.

Si aujourd’hui Henri Rochefort n’est connu que de ceux qui s’intéressent à ces différentes périodes, il était à l’époque un héros adulé, porté en triomphe mais craint par ses adversaires qui redoutaient ses articles autant que ses foucades. Doté d’une mauvaise foi inaltérable, il la contrebalançait grâce à un humour aussi percutant que dévastateur qui sut séduire toutes les couches de la société. On lui doit notamment ce mot resté célèbre qu’il publia dans le premier numéro de son journal La Lanterne :

« La France compte trente-six millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement. »

Bref ! les mémoires de ce marquis — son véritable nom était Henri de Rochefort-Luçay — sont intéressants car ils permettent d’apprendre ou d’approfondir son époque tout en s’amusant des ses facéties.

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